dimanche 10 février 2013

IAC 2 : Terminus, tout le monde descend.

"Il semblerait que l'ovulation ait déjà eu lieu. ça expliquerait que votre taux de progestérone soit élevé... Je ne comprends pas bien ce qui a pu se passer. Vous devez faire de la dysovulation... Si on n'arrive pas à obtenir un cycle régulier, il va falloir arrêter les IAC et passer à la FIV. (Regard perplexe dans notre direction)
Évidemment, on arrête la stimulation ovarienne et on annule la deuxième insémination. Vous arrêtez également le Duphast*n. Visiblement, il ne donne aucun résultat. De mon côté, je fais le point avec le Dr. M. C'est lui qui s'occupe des dossiers FIV. Il me dira ce qu'il en pense... Et nous, on se revoit début mars pour une écho de contrôle. On prendra une décision à ce moment-là sur la conduite à tenir..."

Quelle drôle de journée ça a été...

Le matin, dès 7h30, on est allés au labo pour faire les dosages plasmatiques, en vue du monitorage. MonMari m'a glissé à l'oreille que le mec qui faisait les prises de sang ressemblait à l'acteur Jeff Goldblum. J'ai haussé les épaules. En fait, c'était vrai. J'ai un peu gloussé pendant la prise de sang.

Après, on est passés à la boulangerie acheter des croissants pour le petit déj'.

A 11h30, entre deux copies, je suis allée consulter les résultats de la prise de sang sur internet. L'un des résultats était inscrit en rouge. La progestérone était élevée. On a trouvé ça bizarre.
On a commencé à déchanter.

A 16h30, j'étais sur la table d'échographie. ça a été un peu long. Et ça m'a fait un peu mal. Je n'ai pas posé de questions, mais j'ai bien vu sur l'écran de contrôle que ça ne s'annonçait pas très bien.

Et puis...

"Il semblerait que l'ovulation ait déjà eu lieu. ça expliquerait que votre taux de progestérone soit élevé... Je ne comprends pas bien ce qui a pu se passer. Vous devez faire de la dysovulation... Si on n'arrive pas à obtenir un cycle régulier, il va falloir arrêter les IAC et passer à la FIV..."

On est un peu sonnés.
On ne comprend pas trop. 


mardi 5 février 2013

Ben, ça commence bien...

Vous vous souvenez de mon dernier billet ?
Celui où j'expliquais que mon J1 correspondait au 1er février ?
Et que ce serait pratique, pour une quiche comme moi, de m'y retrouver ?

Ben, devinez qui a oublié de commencer son traitement ?
Ou plutôt, qui a pensé à le commencer. Mais pas le bon jour....

J'étais censée débuter les injections de Ménopur au 3e jour du cycle.
Donc dimanche.

Dimanche, à 23h55, sur le point de m'endormir
Je me suis redressée brutalement dans mon lit.

"Put*in de b*rdel de m*rde !"

Je ne sais pas comment j'ai réussi à me planter de jour.
Enfin, si... je sais.
A force de calculer
Le nombre de jours qu'il me reste pour préparer mes élèves à leur examen blanc,
Le nombre de jours qu'il me reste pour corriger leurs copies,
Le nombre de jours qu'il me reste pour évaluer l'autre classe avant les conseils,
Le nombre de jours qu'il me reste pour boucler ma séquence,
Le nombre de jours qu'il me reste pour...
Bref : à force de penser boulot,
la PMA est passée à la trappe.

Autant vous dire que la nuit de dimanche à lundi a été peu reposante.
Je n'ai pas arrêté de cogiter...

A 2 heures du matin, j'en étais rendue à me dire que, peut-être, c'était un acte manqué. Que je ne le voulais pas vraiment cet enfant.
A 4 heures du matin, je me traitais de tous les noms. 

Le lendemain, à tête épuisée reposée, MonMari m'a fait observer :
"En même temps, la dernière fois, t'as tout fait comme il fallait et ça n'a pas marché."
Pas faux...

Vérification faite (notice, internet, marc de café), le J3 n'est pas une science exacte.
Chez certaines, la stim démarre avant.
Chez d'autres, un peu après.

Ah Bon... Ben.... On va faire comme ci de rien n'était, alors...




A noter : A quelque chose, malheur est bon. Blasée, je suis plus détendue.
Et si ça ne change rien pour la PMA, au moins... je suis moins stressée au boulot !!

samedi 2 février 2013

Sous une bonne étoile

Nous voilà en route pour la deuxième IAC.
Mais quelle qu'en soit l'issue, elle est déjà placée sous une bonne étoile !

Parce que :

Le 1er jour de ce nouveau cycle est tombé le 1er février : une aubaine, pour une quiche en calcul comme moi !

Le 10e jour du cycle (jour du premier monitorage d'une potentielle ovulation) tombe un dimanche. Donc, on va devoir faire l'écho le 9e jour du cycle. Donc un samedi. Donc JE NE SUIS PAS OBLIGEE DE DEPLACER DES COURS !!! (Enfin, pas pour le premier monitorage, en tout cas).

Le 14e jour du cycle (date potentielle d'une potentielle ovulation) tombe le jour de la Saint-Valentin (!!!).

En plus :

Le 1er jour de ce nouveau cycle, j'ai reçu du Courage par la poste
(du courage avec un grand !^^)

Le 1er jour de ce nouveau cycle, je portais mon pull étoile !!

Le 1er jour de ce nouveau cycle ne coïncide pas avec le début des conseils de classe. Je n'aurais donc pas besoin de me faire mes injections dans les toilettes du bahut !! Que demande le peuple ?!

A croire que c'est une bonne étoile plutôt efficace.
Qui veut s'abriter dessous avec moi ?! Il y a de la place !



mercredi 30 janvier 2013

De la légitimité

ça fait un petit moment déjà que j'ai envie de publier un billet sur ce sujet :
La légitimité.
Ma légitimité à tenir un blog sur l'infertilité.

J'ai longtemps hésité à ouvrir ce blog.
Je me disais :
" Cela ne va (peut-être) pas durer !
Est-ce vraiment la peine d'ouvrir un blog si c'est pour le fermer tout de suite après ?"
Je prenais ça pour de l'espoir.
Ce n'était peut-être qu'un sentiment d'imposture...

Pourquoi "sentiment d'imposture" ?
Pourquoi questionner ma "légitimité" ?
Parce que, comparé à d'autres, notre dossier médical ne me semble pas très lourd.

Certes, cela fait deux ans que nous essayons sans succès de nous reproduire.
Certes, nos tests de hühner incitent à comparer ma glaire cervicale à de la colle cle*patre.
Certes, le dernier spermogramme fait par MonMari indique "Teratoz**spermie confirmée".

Cependant,
De temps en temps,
De plus en plus souvent,
Je me dis que je fais peut-être partie de ces gens à qui il est légitime de dire
"Cesse d'y penser un peu !"
"Arrête de ne penser qu'à ça !"
"Partez en vacances !"

Peut-être que c'est parce que je bloque dans ma tête
Que je ne produis que de la glue. 

En tous cas,
Chapeau bas,
A toutes celles qui se battent, au jour le jour, contre des diagnostiques lourds,
Très lourds.




vendredi 25 janvier 2013

"J'ai tant rêvé de toi ..."

Dans la nuit de mardi à mercredi, j'ai rêvé que j'étais maman !
Oh, bon sang. C'était trop bon !! Il était TROP mignon. Et j'allais le chercher à la crèche et tout... Et puis... c'est plutôt bon signe, non ? ça veut (peut-être) dire que mon inconscient cesse de se répéter "Et si on n'y arrivait jamais ??", et s'efforce d'envisager autre chose que le pire.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, j'ai rêvé d'un test de grossesse positif !!
Oh, bon sang... c'était trop bon !! Mais quelle FRUSTRATION, quand ce p*tain de réveil a sonné ! Un test POSITIF !! Le truc qui n'arrive qu'aux autres !! En tous cas, moi, dans la vraie vie, ça ne m'est jamais arrivé !! J'aurais bien voulu en profiter...

Du coup, j'avais un peu hâte de m'endormir, hier soir. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai rêvé... que je perdais une dent.
Hum... Fun

dimanche 20 janvier 2013

Avant le blog

Avant le blog, il y avait le carnet.
J'y notais des choses...
J'y collais des trucs...
Parfois, j'y collais des choses et je notais des trucs par dessus.

Comme ça, par exemple :


  


J'ai croisé ma voisine, dans l'escalier. 
Elle est enceinte. 

N.B. : Evidemment, cette jolie nana bien sapée, ce n'est pas moi.

vendredi 18 janvier 2013

En mode "pause"



La gynéco m'avait dit : "Entre deux IAC, un cycle de pause". 
Et elle avait ajouté : "Pour le corps. Et pour vous, aussi. C'est important...". 

Je n'y croyais pas du tout.
Je me disais : "Pause des traitements. Pas de l'obsession. Pas de la peine...."

Et pourtant...

Faire une pause m'a permis de... craquer
Le jour de la rentrée. Après quelques heures de cours seulement.
A peine rentrée à la maison.
Alors j'ai pris le temps d'appeler mon généraliste.
Puis d'appeler, sur ses conseils, un psychologue. 

C'est comme d'avoir appuyé sur la touche "pause" d'une chaîne hi-fi crachant une mélodie lancinante,
qui me vrillait les tympans,
qui me donnait mal au crâne,
qui me rendait sourde à tout le reste.

Ce silence dans ma tête... ça fait du bien.