Une soirée avec mes beaux-parents. Un dîner sympathique.
On bavarde. On boit du vin et on mange de la glace. Et puis...
On bavarde. On boit du vin et on mange de la glace. Et puis...
"Devinez quoi ? Les C. (*) vont devenir grands-parents !"
nous lance ma Belle-mère, un immense sourire aux lèvres.
Enthousiasme douché net.
Et à l'eau bien froide, s'il vous plaît.
Moi, tentant de feindre l'enthousiasme
Et bien, qui l'eut crû ? Je n'ai rien répondu.
J'ai donc encore un lobe frontal.
(Et pourtant, croyez moi, même MonMari commençait à en douter...)
Ma Belle-mère a beau être l'une des personnes les plus gentilles que je connaisse, je me dis parfois que je ne lui pardonnerai jamais complètement son silence (concernant notre parcours / nos galères / nos souffrances), ni sa maladresse (indélicatesse ?) (concernant les enfants des autres / les annonces de grossesse)
Je suis injuste ? Probablement... Mais qui a dit que l'infertilité nous rendait meilleures ?
(réponse : moi. Je suis tout à fait capable d'avoir dit ça ou écrit ça, un jour que j'avais un petit coup dans le nez ou une glaire comme il faut ! Ce que je peux être naïve parfois...)
Moi, saluant mes beaux-parents
(*) : Les C. : Gens sympathiques, dont le tour n'était pas arrivé. Oui, car, juste pour rappel : c'est au tour de MES PARENTS de devenir grands parents. de MES PARENTS, p*t*in !









