Je la vois déjà comme une
bonne fée,
Parce qu'elle va nous donner, j'en suis certaine, un vrai petit garçon.
Mais parce qu'elle a un nom de princesse, nous l’appellerons désormais
Princesse Sarah.
Aujourd'hui, donc, nous avons rencontré NOTRE gynéco, alias Princesse Sarah [(c)
Marre d'attendre].
Princesse Sarah est d'une grande gentillesse. Et d'un grand professionnalisme.
Cette première consultation, qui a duré près d'une heure, a donc été à la hauteur de mes attentes.
J'étais tendue, très tendue, en arrivant à l'hopital.
Tellement tendue que j'ai pleuré un peu.
J'étais détendue en le quittant. Très détendue.
Tellement détendue que j'ai pleuré un peu.
Princesse Sarah a repris notre dossier. Le bilan de l'hystérosalpingographie, notamment.
Elle a observé les radios avec attention.
A tiqué.
A posé quelques questions.
A fait observer que le produit de contraste semblait ne pas s'être aussi bien répandu à droite qu'à gauche... Avec MonMari, on s'est regardé. Un peu perplexes, mais rassurés.Voilà quelqu'un dont le regard est sûr. A qui nous allons pouvoir faire confiance. En qui nous avons déjà confiance.
Le bilan de l'hystéro est resté sur son bureau. Elle va faire le point en staff, avec ses collègues. Mais pour elle, il faudrait faire une coelioscopie, pour vérifier qu'il n'y a pas d'adhérence. Ou, s'il y en a, les traiter.
Dans la foulée, elle m'a refait une écho endo-vaginale.
A trouvé beaucoup de follicules. Un corps jaune.
S'est montrée rassurante.
A trouvé mon taux d'AMH parfait.
A pesté contre son ordinateur.
A beaucoup souri.
Rendez-vous est pris pour dans une dizaine de jours.
Pour refaire le point. Pour décider si coelio il y a aura.
Et, en fonction de ça, décider de la suite des opérations.
J'ai quitté l'hôpital à contre-coeur (mais détendue !)
J'aurais voulu rester dans ce lieu où je peux parler utérus, endomètre, follicules, FSH, AMH, Progestérone, sans être prise pour une folle ou avoir l'impression de mettre les gens mal à l'aise.
Je n'avais pas envie de remettre mon
masque.
Celui que je porte chaque jour pour dissimuler mes angoisses et préoccupations.
D'ailleurs, quelques heures plus tard, j'ai fait l'erreur de tomber le masque devant ma mère.
Elle m'avait appelée pour me demander comment le rendez-vous s'était passé.
Alors je le lui ai dit.
J'ai parlé franchement.
J'ai expliqué les choses telles que je les ressentais.
Devinez ce qu'elle m'a répondu !
"Maintenant, ce qui serait bien, c'est que tu y penses moins / que tu lâches prise / que tu la laisses gérer / que tu arrêtes de chercher des infos sur les traitements et procédures / que tu penses à autre chose."
Et, bêtement, au lieu de dire "moui, moui, c'est vrai", j'ai répondu / tenté de lui faire comprendre / argumenté / expliqué / insisté / rétorqué.
Heureusement, une circonstance sans intérêt nous a obligé à mettre fin à notre conversation.
Comme il est dur d'accepter que les autres ne comprennent pas.
Ne peuvent pas comprendre.
Ou du moins, pas vraiment.
Comme il est dur d'accepter que des êtres si proches de nous,
Passent à côté d'une des plus grosses épreuves de notre courte vie.
Je me dis des fois que, le jour où je serai enceinte (notez l'optimisme que traduit l'emploi du futur ^^), le jour où nous l'annoncerons à nos parents, une fois encore, nous serons en décalage avec eux.
Parce qu'ils ne comprendront pas.
Ils ne mesureront pas.
Pas grave. Avec MonMari, ce sera notre secret.
J'ai été longue aujourd'hui.
Très longue.
Un dernier mot, cependant.
Pour vous remercier...
d'être là
de passer
de me lire
de commenter.
et de comprendre.