jeudi 7 mars 2013

Demain

La deuxième IAC est pour demain.
Je n'en reviens toujours pas. 
J'essaie de savourer.
Savourer cette chance d'avoir été remise en selle plus vite que prévu...
Savourer ces quelques jours pendant lesquels tous les espoirs sont permis...

C'était tellement inespéré que MonMari et moi avons du mal à garder la tête froide.
On fait des plans sur la comète.
On se dit : "Il naîtrait à tel moment !" ou encore "Tu devras renoncer à ton bureau."

Bien sûr, on mesure à quel point c'est dangereux,
A quel point la chute risque d'être douloureuse...

Mais on en a tellement marre
de s'interdire de rêver,
de s'empêcher d'y croire
de rester raisonnables
de garder, constamment les pieds dans la boue sur terre...

Du coup, on rêve : un peu, beaucoup... passionnément !

On sait que c'est risqué... tant pis.
Le moment venu, on trouvera bien une solution pour atterrir en douceur...





mardi 5 mars 2013

Petits chevaux


Regardez bien cette photo.
Vous voyez le petit cheval vert, à l'arrière plan ?
Et bien il se prépare à tenter sa deuxième IAC !

Car, oui, mesdames et messieurs : nous revoilà dans la course !!!
MonMari et moi avons finalement réussi à faire le double 6,
Celui qui permet de sortir de l'écurie.
Celui qui donne le droit de participer à la course d'obstacles.
Celui qui t'autorise à parier sur toi-même.
Bref : nous revoilà dans la course.

Je m'explique :

Il y a un mois, mon IAC 2 tombait à l'eau pour cause d'ovulation précoce, ma gynéco me parlait dysovulation, follicule-qui-saigne et FIV. Bref : ma bonne résolution d'être maman en 2013 commençait à sentir le roussi. 

Ce matin, j'avais rendez-vous pour une écho de contrôle. Pour s'assurer que tout allait bien. Et, effectivement, tout va bien. Parce que :
1) le petit follicule qui saigne, ben... l'est parti !
2) la FIV, c'est trop tôt (a dit le spécialiste ès-FIV du cabinet à ma gynéco spécialiste ès-moi)
3) J'ai un follicule tout beau tout chaud qui se développe bien.
4) Ma gynéco est d'accord pour tenter une IAC sur cycle naturel (oui, oui, vous avez bien lu. le "est d'accord" signifie que c'est moi qui ai quémandé ma deuxième IAC. Car, non, je n'ai aucune dignité, je trouve ça plus pratique ainsi).

Peut-être que je suis maudite de l'IAC 2
Que tout ça va, une fois encore, finir en eau de boudin.
Mais ça fait teeeeeeeeellement de bien d'avoir un mini-espoir que ça marche, que je suis prête à me reprendre une gamelle. Rien que pour cette légèreté que je ressens, là-tout-de-suite-maintenant, ça vaut le coup.



dimanche 3 mars 2013

Carte postale




Au Petit Casper
1, rue de l'ovaire droit
36 000 Spermatozoville

A toi, Petit Casper, 
Mon bébé fantôme,

Nous revenons tout juste de vacances. 
Là-bas aussi, dans une région où il fait froid, où il y a de la neige et où on fait du ski,
J'ai pensé à toi...

Nous avons passé quelques jours dans la maison de famille deTonPapa.

J'ai pensé à toi en voyant le lit d'enfant, dans lequel couchent tous les bébés de la famille. Il m'a eu l'air bien confortable.... Je crois que tu y serais drôlement bien. J'en suis même sûre !

Si j'étais toi, je n'hésiterais pas à ramener mes petites fesses. 

J'ai pensé à toi en voyant le petit mixer dans la cuisine. A mon avis, avec, on peut faire des super purées de légumes, genre moulinées juste ce qu'il faut. Je dis ça, je ne dis rien ! Mais...

Si j'étais toi, je n'hésiterais pas à ramener ma petite bouille.

J'ai pensé à toi en faisant du ski. Parce que j'ai croisé plein d'enfants. Avec leurs luges, leurs petits bonnets, leurs combinaisons de schtroumpf, leurs tout petits skis, leurs tout petits bâtons, leurs petits goûters. Ils avaient l'air de bien s'amuser. Je suis certaine que ça te plairait, à toi aussi. TonPapa pourrait t'apprendre.

Si j'étais toi, je n'hésiterais pas à ramener mes petits pieds.

Bref, tout ça pour te dire que j'ai pensé fort à toi. 

Mais... pas tout le temps. 
Parce que, des fois, je n'ai pas pensé à toi DU TOUT. 
Et ça m'a fait un bien FOU. 

...

Post-scriptum :
Sans même attendre ta venue, ta Maman a appris quelques recettes...
Du coup, si j'étais toi...


vendredi 22 février 2013

Prévision sur le long terme

Ce week-end, on avait des amis à la maison. P. & P.
Avant qu'ils arrivent, je ne sais pas pourquoi, une pensée m'a traversé l'esprit.
Une pensée venue de je-ne-sais-où. Fugace. Mais bien nette. 

"Je serai enceinte lors du mariage de P. & P."

Le hic, c'est que... aucun mariage n'était a priori prévu !

Pendant le week-end, on bavarde.
Aucun projet de mariage n'est évoqué.
Ma "Prémonition" commence donc à m'inquiéter un peu (oui, je suis un brin superstitieuse)...

Deux jours plus tard, coup de fil. C'est P. & P.
"On a quelque chose à vous dire... on vient de prendre une décision importante !"




Sur le coup, bonheur immense (pour eux, hein. Je ne suis pas égocentrique à ce point-là). Mais après, j'ai cogité. Ben oui, parce que, quand même... il est prévu pour l'été 2014 ce mariage ! Alors j'en ai parlé à MonMari. Histoire qu'il me réponde : 

"Voyons, Octobre, tu es extraordinaire folle. ça ne veut rien dire du tout."

Mais que nenni ! Monsieur m'a répondu : 

"Voyons, Octobre, mais c'est très bien 2014. C'est pas si loin"

Cet homme croit à mes prémonitions. Il est aussi fou que moi. 

Et, si c'est pour 2014, je fais quoi des 30 test d'ovulation arrivés dans ma boite aux lettres hier matin ?? 

mercredi 20 février 2013

Il y a des jours avec et...

Il y a des jours, comme aujourd'hui par exemple, où

ça m'affole
ça m'angoisse
ça me désespère
ça m'écrase
ça m'empêche de respirer
ça m'énerve
ça m'étouffe
ça me fatigue
ça m'horripile
ça me mine
ça m'oppresse
ça me stresse
...

de ne pas savoir combien de temps cette attente va durer.
ça me donne envie de hurler.




Faut dire qu'aujourd'hui, c'était une journée-copies.
Je n'ai mis le nez dehors que 5 minutes.
5 put*in de minutes, b*rdel !
Le temps d'aller chercher du pain.

Ben, devinez qui j'ai croisé sur le pallier ?
Ma voisine et son nouveau-né.

Vivement demain, tiens !

lundi 18 février 2013

Trucs en vrac

Le truc qui laisse perplexe :
Avoir ses règles à J-18, quand tu es habituée au cycle de 45 jours.

Le truc qui sert à rien :
Avoir mal aux seins depuis près de 15 jours, mais ne pas être enceinte. 

Le truc que t'as pas envie d'entendre de la part d'une collègue :
"Tu sais quoi ? Il y a une rumeur qui court sur toi..."
D'ailleurs, c'est le truc que t'as envie d'entendre de PERSONNE.

Le truc qui n'est finalement pas une bonne idée :
Te dissimuler sous des pulls amples et/ou informes, parce que tu ne se sens pas très à l'aise dans ce corps, que les injections d'hormone fatiguent et chagrinent. Parce qu'après ça, certains de tes élèves pensent que tu es enceinte (cf. truc ci-dessus).

Le truc de psychopathe :
Avoir commandé 30 tests d'ovulation sur un site internet chelou. Parce que, bon sang de bonsoir, je vais te coincer, moi ! Ovulation à la c*n !

Le truc qui est super dangereux :
La plaque de verglas fourbe. Celle qui se dissimule dans la nuit.

Le truc moyennement malin :
Ecrire un article alors que t'as des montagnes de taf.

Le truc plus malin qu'on ne pense :
Craquer au taf. Pleurer de fatigue, à cause de tes montagnes de boulot et de ton IAC qui a fini aux chi*ttes. Après ça, tes collègues sont tous gentils avec toi. A noter cependant : à réserver pour la salle des profs, à éviter devant tes élèves.

Le truc improbable :
Le ciel est toujours bleu. ^^





mercredi 13 février 2013

Case départ

"Pendant ce temps là, autour de moi, la vie continue..."

C'est à peu près la seule chose que j'ai su dire à la psy.
Bon, j'exagère un peu... Entre deux sanglots, j'ai quand même réussi à lui expliquer pourquoi notre IAC était tombée à l'eau. Mais cette séance n'aura pas donné grand chose. Là encore, j'ai eu le sentiment de faire du sur-place, plutôt que d'avancer...

C'est en rentrant chez moi que j'ai cogité.
C'est une fois seule, face à mon thé, ma tartine beurrée et mes carrés de chocolat (goûter régressif. ça en dit long...), que j'ai compris ce qui me faisait si mal.

Ce que nous avons appris samedi, ce n'est pas l'échec de notre deuxième IAC.
Mais notre retour à la case départ.
Celle où l'on attend (un premier rdv, l'ouverture d'un dossier).
Celle où l'on n'a pas d'espoir (ou si faible) que les choses évoluent.
Celle où l'irritation de voir les autres avancer, se rapprocher du but est décuplée. 

En novembre, quand la gynéco nous a donné le feu vert pour commencer les IAC, ça a été un immense soulagement : Enfin, on allait être dans l'action ! Les injections, les prises de sang, les échographies : quelque part, c'était une façon d'agir. On me donnait des armes pour me battre : "Gare, Infertilité ! Je vais te passer ma seringue au travers du corps... Le Mén*pur ne fera qu'une bouchée de toi". Accompagné de son fidèle garrot et de ses éprouvettes, MonMari, lui aussi, luttait contre l'ennemi.

Aujourd'hui, non seulement on a perdu deux batailles, mais nous sommes désarmés. 
Quatre mois seulement après le lancement des hostilités, nous sommes de nouveau dans l'attente.
Attendre l'échographie de contrôle.
Attendre la décision de la gynéco.
Attendre (si elle décide de nous orienter vers la FIV) que notre dossier soit transféré au service PMA de notre ville.
Bref. Mon blog n'a jamais aussi bien porté son nom.

 

Il semblerait qu'on ne soit pas près de le faire, notre double 6...