J'ai repéré un signe qui ne trompe pas.
Mais non !! Pas un signe de grossesse, voyons !!
(Petite naïve, va !)
Un signe qui dit que,
malgré tout,
je suis quand même, un peu, "en pause".
Ce signe, c'est un courrier que m'a envoyé mon assur*nce maladie.
"Chère Octobre.
Vous nous avez (enfin) envoyé une attestation certifiant que vous êtes mariée avec VotreMari. Il était temps ! Cela fera bientôt deux ans et demi que vous êtes mariés... Vous allez donc devoir nous renvoyer (au plus vite) votre carte vit*le de demoiselle, pour que l'on vous en fasse une autre. Une carte de dame.
Faites vite et bien merci au revoir.
Votre très patiente assur*nce maladie."
Ben oui. Deux ans et demi que je repoussai cette démarche.
Enfin, non. Un an et demi.
La première année, j'y ai juste pas pensé.
Et puis après...
Après ?? J'ai commencé à solliciter la médecine pour m'aider à faire un bébé ! Il n'était donc plus question de me séparer de mon précieux sésame.
Mais là... Ben... j'ai le temps, non ? Puisque je suis en pause...
Alors j'ai envoyé mon certificat de mariage.
Puis ma carte vit*le.
Puis une photo de ma p'tite tête.
M'en fiche.
Pour 6 ou 7 semaines encore, je n'en ai pas besoin...
mercredi 10 avril 2013
vendredi 5 avril 2013
Vous avez dit "pause" ?
Une copine est sur le point d'accoucher.
C'est une question de jours.
J'appréhende le moment où il faudra la féliciter, voir le bébé...
Et surtout, faire semblant d'être heureuse.
(oui, "faire semblant". Parce que c'est une copine. Pas une amie. Suffisamment proche pour que j'ai l'occasion de la voir assez souvent. Pas assez pour que je puisse sincèrement me réjouir).
Un ami vient de nous annoncer qu'il allait être papa.
C'est une question de mois.
J'ai répondu : "félicitations".
Tout en pensant "Félicitations d'être fertiles ! C'est pas donné à tout le monde".
(C'est un ami. Je suis sincèrement heureuse pour lui. Il mérite ce qu'il y a de mieux. Mais je suis envieuse. C'était mon tour ! Pas le sien. J'étais là avant lui...)
Une collègue et moi avons parlé des nos âges respectifs, l'autre jour.
Tiens, elle est plus âgée que je ne le pensais.
Pourtant, son fils n'a que 5 ans.
Aurait-elle eu du mal à l'avoir ?
Mon chat se pelotonne contre mes jambes,
Me demande un câlin.
Je m'entends dire : "Viens-là, mon bébé."
J'ai l'impression d'être unevieille jeune folle.
MonMari et moi sommes prêts.
La décision est prise :
Le petit deuxième ? C'est pour bientôt.
Le deuxième chat, bien entendu.
J'ai envie de faire pipi.
Je me dirige donc vers la salle de bain.
Besoin d'un tampon ?
Non. Mais ça vaut peut-être la peine de faire un test d'ovulation.
J'ai besoin de temps pour moi :
Ce soir, je ne bosse pas !
Prendre un livre ne me détendra pas.
En revanche, je vais surfer sur des sites "PMA".
Il faut se faire une raison, je crois.
Traitement ou pas,
Le désir (contrarié) d'enfant fait partie de moi.
Il est là.
Plus ou moins silencieux.
Plus ou moins douloureux.
Mais il fait partie de moi.
De nous.
Des fois, avec MonMari, on en blague.
Ceux qui nous entendent rient jaune.
Pas nous.
Des fois, on en rit. Vraiment.
ça ne dure pas longtemps.
Mais ce que ça soulage.
Tel le Sisyphe de Camus,
On regarde la pierre dévaler la montagne,
Avant de descendre la chercher.
Je ne dirais pas qu'on accepte. Mais on s'habitue.
Un peu.
Mais pour autant,
Je ne suis finalement,
Jamais complètement "en pause".
C'est une question de jours.
J'appréhende le moment où il faudra la féliciter, voir le bébé...
Et surtout, faire semblant d'être heureuse.
(oui, "faire semblant". Parce que c'est une copine. Pas une amie. Suffisamment proche pour que j'ai l'occasion de la voir assez souvent. Pas assez pour que je puisse sincèrement me réjouir).
Un ami vient de nous annoncer qu'il allait être papa.
C'est une question de mois.
J'ai répondu : "félicitations".
Tout en pensant "Félicitations d'être fertiles ! C'est pas donné à tout le monde".
(C'est un ami. Je suis sincèrement heureuse pour lui. Il mérite ce qu'il y a de mieux. Mais je suis envieuse. C'était mon tour ! Pas le sien. J'étais là avant lui...)
Une collègue et moi avons parlé des nos âges respectifs, l'autre jour.
Tiens, elle est plus âgée que je ne le pensais.
Pourtant, son fils n'a que 5 ans.
Aurait-elle eu du mal à l'avoir ?
Mon chat se pelotonne contre mes jambes,
Me demande un câlin.
Je m'entends dire : "Viens-là, mon bébé."
J'ai l'impression d'être une
MonMari et moi sommes prêts.
La décision est prise :
Le petit deuxième ? C'est pour bientôt.
Le deuxième chat, bien entendu.
J'ai envie de faire pipi.
Je me dirige donc vers la salle de bain.
Besoin d'un tampon ?
Non. Mais ça vaut peut-être la peine de faire un test d'ovulation.
J'ai besoin de temps pour moi :
Ce soir, je ne bosse pas !
Prendre un livre ne me détendra pas.
En revanche, je vais surfer sur des sites "PMA".
Il faut se faire une raison, je crois.
Traitement ou pas,
Le désir (contrarié) d'enfant fait partie de moi.
Il est là.
Plus ou moins silencieux.
Plus ou moins douloureux.
Mais il fait partie de moi.
De nous.
Des fois, avec MonMari, on en blague.
Ceux qui nous entendent rient jaune.
Pas nous.
Des fois, on en rit. Vraiment.
ça ne dure pas longtemps.
Mais ce que ça soulage.
Tel le Sisyphe de Camus,
On regarde la pierre dévaler la montagne,
Avant de descendre la chercher.
Je ne dirais pas qu'on accepte. Mais on s'habitue.
Un peu.
Mais pour autant,
Je ne suis finalement,
Jamais complètement "en pause".
dimanche 31 mars 2013
Changement d'heure
Petit à petit, l'idée a fait son chemin.
Aidée par vos conseils, ceux de mon entourage,
Petit à petit,
Elle a fait son chemin...
Jusqu'à devenir une décision.
J'ai décidé de changer de gynéco.
De ne plus retourner dans le cabinet privé dans lequel j'étais suivie jusqu'à aujourd'hui,
Mais de m'adresser au centre PMA de la région.
ça tombe bien, c'est pas loin de chez nous.
ça tombe bien, c'est dans cet hôpital que MonMari va sûrement travailler ces 6 prochains mois.
C'est tout ? vous direz-vous peut-être.
Oui, c'est tout. Mais pour moi, c'est déjà beaucoup.
Parce que je culpabilisais de vouloir aller "voir ailleurs".
Parce que je me sentais redevable, d'avoir été prise en charge au bout d'un an, alors qu'on préconise deux ans d'essai avant tout examen (si, si... c'est ce qu'apprennent les étudiants en médecine).
Parce que je me sentais ingrate.
La décision, je l'ai prise alors que je prenais un thé avec ma maman. En en discutant toutes les deux. Elle était passée me faire un bisou. ça ne m'arrangeait pas trop... A cause du boulot. Mais finalement, une fois la tasse de thé finie, j'avais fait un sacré pas (un petit pas pour l'homme, un grand pas pour ...).
Curieux, vous direz-vous peut-être, que ce soit en en parlant avec sa maman, et non avec son mari, que l'idée soit arrivée à maturité. Oui, mais non. MonMari et moi savons très bien, depuis de longs mois, ce dont l'autre a besoin.
Lui a besoin de temps, de se changer les idées, de penser à autre chose. Au point que, d'une certaine manière, il ne veut plus vraiment de bébé. Il veut toujours des enfants, ça oui. Mais pas comme ça. Ou pas maintenant.
Moi, au contraire, j'ai besoin d'avancer, de savoir, d'être sûre, d'essayer, de faire ce qu'il faut tant qu'il est temps. Au point que, ce bébé absent prend toute la place, trop de place.Au point que je suis devenue une grosse relou.
Chaque décision prise devrait être un compromis entre nos deux positions.
Mais, il faut bien le reconnaître, ces compromis vont plus dans mon sens que dans le sien.
En quelque sorte, changer de centre, c'est ré-équilibré les choses.
Car cela signifie :
1) Ne plus retourner chez cette gynécologue qui ne s'adressait jamais à lui. Autrement dit : aller voir quelqu'un qui serait NOTRE gynéco. Et non plus MA Gynéco.
2) Quitter un cabinet privé pour être suivis à l'hôpital. Autrement dit, le lieu où il a fait ses études, ses premiers stages, ses premières gardes. Autrement dit : chez lui.
3) Devoir repasser par la case : premier rendez-vous. Autrement dit, me voir imposer un délai d'attente. Autrement dit un peu de temps pour souffler, faire une pause.
4) Aller voir une spécialiste de la PMA. Une spécialiste qui m'a été recommandée par MonMari et par une de nos amies médecin. Autrement dit, quelqu'un à qui j'espère pouvoir faire entièrement confiance. Autrement dit : pouvoir rester dans mon rôle de Patiente (je me permets le P majuscule. Parce qu'à ce stade là de mon parcours, j'estime avoir atteint le level "confirmé" !!). Autrement dit : lâcher prise.
Que de bonnes raisons...
C'est à se demander pourquoi j'ai attendu si longtemps.
J'ai donc appelé mercredi. A ma grande surprise, les délais d'attente ne sont pas si longs que ça. Bien moins longs que je n'imaginais, en tout cas : j'ai rendez-vous fin mai. Ce qui nous laisse 2 mois de pause. Un peu court pour MonMari. Mais ça me semble déjà un honnête compromis...
Dans la foulée, les résultats de la prise de sang faite à J3 sont arrivés.
La FSH est un petit peu élevée (un peu supérieure à 9).
L'oestradiol est normale.
L'AMH est à 6 (taux dans les limites hautes de la norme).
Des résultats qui sont suffisamment rassurants pour que je puisse attendre la fin mai sans inquiétude.
Mais attention : ce n'est pas une pause de blog ! Parce que vous imaginez bien que, si je dois en parler moins souvent avec MonMari, il va bien falloir que j'en parle à quelqu'un !! ;)
Je termine ce long billet par deux pensées,
- Une pour Cé, qui doit trépigner à quelques jours des résultats !
- Une pour Lutine...
Deux bloggeuses qu'on ne présente plus, mais à qui je pense bien fort...
Aidée par vos conseils, ceux de mon entourage,
Petit à petit,
Elle a fait son chemin...
Jusqu'à devenir une décision.
J'ai décidé de changer de gynéco.
De ne plus retourner dans le cabinet privé dans lequel j'étais suivie jusqu'à aujourd'hui,
Mais de m'adresser au centre PMA de la région.
ça tombe bien, c'est pas loin de chez nous.
ça tombe bien, c'est dans cet hôpital que MonMari va sûrement travailler ces 6 prochains mois.
C'est tout ? vous direz-vous peut-être.
Oui, c'est tout. Mais pour moi, c'est déjà beaucoup.
Parce que je culpabilisais de vouloir aller "voir ailleurs".
Parce que je me sentais redevable, d'avoir été prise en charge au bout d'un an, alors qu'on préconise deux ans d'essai avant tout examen (si, si... c'est ce qu'apprennent les étudiants en médecine).
Parce que je me sentais ingrate.
La décision, je l'ai prise alors que je prenais un thé avec ma maman. En en discutant toutes les deux. Elle était passée me faire un bisou. ça ne m'arrangeait pas trop... A cause du boulot. Mais finalement, une fois la tasse de thé finie, j'avais fait un sacré pas (
Curieux, vous direz-vous peut-être, que ce soit en en parlant avec sa maman, et non avec son mari, que l'idée soit arrivée à maturité. Oui, mais non. MonMari et moi savons très bien, depuis de longs mois, ce dont l'autre a besoin.
Lui a besoin de temps, de se changer les idées, de penser à autre chose. Au point que, d'une certaine manière, il ne veut plus vraiment de bébé. Il veut toujours des enfants, ça oui. Mais pas comme ça. Ou pas maintenant.
Moi, au contraire, j'ai besoin d'avancer, de savoir, d'être sûre, d'essayer, de faire ce qu'il faut tant qu'il est temps. Au point que, ce bébé absent prend toute la place, trop de place.
Chaque décision prise devrait être un compromis entre nos deux positions.
Mais, il faut bien le reconnaître, ces compromis vont plus dans mon sens que dans le sien.
En quelque sorte, changer de centre, c'est ré-équilibré les choses.
Car cela signifie :
1) Ne plus retourner chez cette gynécologue qui ne s'adressait jamais à lui. Autrement dit : aller voir quelqu'un qui serait NOTRE gynéco. Et non plus MA Gynéco.
2) Quitter un cabinet privé pour être suivis à l'hôpital. Autrement dit, le lieu où il a fait ses études, ses premiers stages, ses premières gardes. Autrement dit : chez lui.
3) Devoir repasser par la case : premier rendez-vous. Autrement dit, me voir imposer un délai d'attente. Autrement dit un peu de temps pour souffler, faire une pause.
4) Aller voir une spécialiste de la PMA. Une spécialiste qui m'a été recommandée par MonMari et par une de nos amies médecin. Autrement dit, quelqu'un à qui j'espère pouvoir faire entièrement confiance. Autrement dit : pouvoir rester dans mon rôle de Patiente (je me permets le P majuscule. Parce qu'à ce stade là de mon parcours, j'estime avoir atteint le level "confirmé" !!). Autrement dit : lâcher prise.
Que de bonnes raisons...
C'est à se demander pourquoi j'ai attendu si longtemps.
J'ai donc appelé mercredi. A ma grande surprise, les délais d'attente ne sont pas si longs que ça. Bien moins longs que je n'imaginais, en tout cas : j'ai rendez-vous fin mai. Ce qui nous laisse 2 mois de pause. Un peu court pour MonMari. Mais ça me semble déjà un honnête compromis...
Dans la foulée, les résultats de la prise de sang faite à J3 sont arrivés.
La FSH est un petit peu élevée (un peu supérieure à 9).
L'oestradiol est normale.
L'AMH est à 6 (taux dans les limites hautes de la norme).
Des résultats qui sont suffisamment rassurants pour que je puisse attendre la fin mai sans inquiétude.
Mais attention : ce n'est pas une pause de blog ! Parce que vous imaginez bien que, si je dois en parler moins souvent avec MonMari, il va bien falloir que j'en parle à quelqu'un !! ;)
Je termine ce long billet par deux pensées,
- Une pour Cé, qui doit trépigner à quelques jours des résultats !
- Une pour Lutine...
Deux bloggeuses qu'on ne présente plus, mais à qui je pense bien fort...
lundi 25 mars 2013
Anesthésie générale
Je suis à plat. Mais curieusement... ça va. Les dernières journées ont été chargées, très chargées. Pas seulement d'un point de vue personnel. Du point de vue du boulot aussi.... Ces derniers temps, ma vie ressemble à ça (we compris, évidemment) :
Mais c'est plutôt une bonne chose. Je n'ai pas (trop) le temps de penser. ça m'aide à passer le cap. Et puis, le fait d'avoir refait des dosages hormonaux dans la foulée m'aide à aller de l'avant, aussi. Même si, au fond de moi, j'ai très peur des résultats (réponse dans 10 jours)...
Bref, je suis à plat. Mais ça va.
Un peu comme si j'étais... anesthésiée.
C'est toujours un peu de douleur en moins.
préparation de cours
cours
conseils de classe
prise de sang
(B-HCG)
règles dans le quart-d'heure qui suit
sanglots
évaluation d'épreuves anticipées
prise de sang
(FSH + Oestradiol + AMH)
copies
bilan des épreuves anticipées
préparation de cours
cours
oraux blancs
Mais c'est plutôt une bonne chose. Je n'ai pas (trop) le temps de penser. ça m'aide à passer le cap. Et puis, le fait d'avoir refait des dosages hormonaux dans la foulée m'aide à aller de l'avant, aussi. Même si, au fond de moi, j'ai très peur des résultats (réponse dans 10 jours)...
Bref, je suis à plat. Mais ça va.
Un peu comme si j'étais... anesthésiée.
C'est toujours un peu de douleur en moins.
vendredi 22 mars 2013
jeudi 21 mars 2013
Bientôt demain
Encore quelques heures,
Quelques heures encore
pour rêver un peu,
pour espérer un brin...
Mais c'est fou !
Qui l'eut crû ?
Malgré la progesterone trop basse
Malgré les doutes de ma gynéco
("On va refaire les dosages hormonaux...
Pour être sûr qu'il n'y a pas d'insuffisance ovarienne".
Ben oui. Au bout de deux ans, il serait temps !!)
Malgré le pré-sentiment
qu'on n'est pas au bout de nos peines...
Malgré tous mes efforts pour rester rationnelle
au fond de moi...
j'espère encore.
Encore quelques heures,
celles qui me séparent de demain
du passage au labo
pour faire "la" prise de sang...
...
...
Après tout,
pour l'instant,
rien de nous empêche de rester
là où on est.
mercredi 20 mars 2013
Montagnes russes
Depuis quelques jours,
J'avais retrouvé un peu de légèreté...
C'est l'effet kiss-cool du dosage de la progesterone.
D'abord, tu pleures, parce que ta progesterone est ras-des-paquerettes.
Puis, tu réalises qu'il ne faut pas trop miser sur cette IAC, alors tu te détends.
T'es triste (kiss), mais détendue (cool).
Et être (relativement) détendue à quelques jours des B-HCG,
c'est un luxe que je savoure.
Oui, mais bon... dans la vie, il n'y a pas que la PMA.
Il y a aussi... LE BOULOT !
Le boulot, c'est à dire :
- les copies qui s'accumulent.
- les notes obtenues par tes élèves aux concours blancs (donc des notes données par tes collègues) qui te donnent envie de pleurer (parce que t'as l'impression que c'est à toi qu'on a mis des mauvaises notes).
- les p*tains de journées d'information qui te font perdre des heures de cours.
- les collègues qui ne lisent pas leurs mails.
- les milliards de trucs que tu oublies de dire aux élèves ("Emmenez votre livre la semaine prochaine !", "Le cours de demain est annulé...", "Pensez à ramener vos feuilles d'inscription".)
Alors je me fais des listes.
Des listes longues comme le bras :
Mais il y a toujours un truc qui passe à la trappe.
J'ai la désagréable impression que je n'arriverai jamais au bout de l'année.
En tous cas, pas sans y laisser des plumes.
J'avais retrouvé un peu de légèreté...
C'est l'effet kiss-cool du dosage de la progesterone.
D'abord, tu pleures, parce que ta progesterone est ras-des-paquerettes.
Puis, tu réalises qu'il ne faut pas trop miser sur cette IAC, alors tu te détends.
T'es triste (kiss), mais détendue (cool).
Et être (relativement) détendue à quelques jours des B-HCG,
c'est un luxe que je savoure.
Oui, mais bon... dans la vie, il n'y a pas que la PMA.
Il y a aussi... LE BOULOT !
Le boulot, c'est à dire :
- les copies qui s'accumulent.
- les notes obtenues par tes élèves aux concours blancs (donc des notes données par tes collègues) qui te donnent envie de pleurer (parce que t'as l'impression que c'est à toi qu'on a mis des mauvaises notes).
- les p*tains de journées d'information qui te font perdre des heures de cours.
- les collègues qui ne lisent pas leurs mails.
- les milliards de trucs que tu oublies de dire aux élèves ("Emmenez votre livre la semaine prochaine !", "Le cours de demain est annulé...", "Pensez à ramener vos feuilles d'inscription".)
Alors je me fais des listes.
Des listes longues comme le bras :
Penser à !!
Faire !!
Ne pas oublier !!
Noter que !!
J'ai la désagréable impression que je n'arriverai jamais au bout de l'année.
En tous cas, pas sans y laisser des plumes.
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